TGI de Paris

Quelle représentation pour une institution judiciaire de cette envergure? Il nous a semblé qu’elle devait avant tout faire preuve de transparence, être un espace public, et inspirer l’égalité pour tous. La justice populaire a été traditionnellement rendue sur place publique : forums, agoras, mosquées. A cet archétype nous avons ajouté l’idée d’un cloître comme espace de réflexion à ciel ouvert, en résonance avec son environnement. Le cloître public est ainsi la figure primaire du projet. Il est reproduit à toutes les échelles de délibération. Ils prennent la forme de cours ouvertes, cloîtres puits de lumière ou de simples fenêtres ouvertes sur les cieux, autour desquels s’organisent les unités de délibération. Ils traversent tout le bâtiment, du sol à la toiture et mettent en relation les divers utilisateurs du TGI.
Ils s’organisent égalitairement, avec la même relation entre eux quelque soit leur échelle dans le système, comme une organisation de type fractale afin de présenter une justice égale pour tous.

The competition proposed to build the TGI over an old ware-station and railways demise at the back of the « Grande Bibliothèque de France ». We shifted the site location given by the competition (with no street frontage for a possible representation space) and argue for a new masterplan of the quarter, still under planning. By stretching the open space of the Library up to the quarter at its back, we connect the quarter to the Seine and create a large public space to host the TGI. The TGI is thought as a permeable building. The administration is located in a surelevated platform under which people can go through. Below, half of the old station is transformed into the main waiting hall in which take place the audition rooms. The platform is designed to create  »open cloisters » that are thought as the archetypes of public spaces where judgements and justice are discussed publicly (agora, forum, mosques…) in resonance with the whole city (and by translation, to the society) .